[Actualité]Attentat à Nice : Bernard Cazeneuve demande une « évaluation technique » à la police des polices sur le dispositif du 14 juillet

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Le ministre de l’Intérieur veut faire la lumière sur le dispositif de police qui encadrait la Promenade des Anglais.

Des policiers patrouillent sur la promenade des Anglais, le 16 juillet à Nice
Crédit : Francois Mori/AP/SIPA

Des policiers patrouillent sur la promenade des Anglais, le 16 juillet à Nice

Une seule voiture de police municipale barrait l’entrée de la zone piétonne de la Promenade des Anglais, où est arrivé le camion utilisé pour l’attentat du 14 juillet à Nice, affirme Libération, une information qualifiée de « contre-vérité » par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Une vive polémique oppose la municipalité de Christian Estrosi au gouvernement sur le dispositif de sécurité mis en place le soir de l’attentat qui a fait 84 morts.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé avoir demandé à la police des polices une « évaluation technique » sur le dispositif policier prévu pour garantir la sécurité à Nice ce 14 juillet 2016. Le président du Sénat Gérard Larcher a demandé sur RTL une« enquête indépendante » sur le dispositif en place le soir de l’attentat à Nice. « Le mieux, c’est de recourir à une enquête indépendante sur ce sujet. Il y a des inspections générales qui sont faites pour cela. Naturellement, nous devons connaître la vérité, mais nous devons aussi en tirer des conséquences pour assurer demain la sécurité des manifestations, donc des Françaises et des Français », a-t-il déclaré en ne jugeant pas « immédiatement indispensable une commission d’enquête parlementaire ». « Il faut une enquête indépendante de l’inspection générale. Et si nécessaire, le parlement peut s’en saisir à tout moment », a-t-il résumé.

Une seule voiture de police présente ?

Selon Libération, qui s’appuie sur « une source policière qui a pu visionner les images de la vidéosurveillance (…), un seul véhicule de police, celui des agents municipaux, se trouvait au milieu de la chaussée, côté mer », à l’endroit où l’artère devenait piétonne en ce soir de fête peu avant que le camion arrive. Aucun membre de la police nationale n’est alors présent, toujours selon le quotidien. « Et pour cause, ceux-ci ont été relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux. Il n’y a donc aucune voiture de police nationale susceptible de barrer la chaussée », poursuit le quotidien. Dans un autre communiqué, Bernard Cazeneuve expliquait que ce premier barrage franchi par le camion était un « point de déviation de la circulation et de contrôle visuel », et que « la police municipale avait comme prévu relevé la police nationale sur ce barrage mentionné par le journal à 21h ». Il assure également que la police nationale sécurisait bien l’entrée de la « zone événementielle de la Prom’Party en tant que telle » en tenant un « point de contrôle et de protection » avec deux voitures « stationnées dans le sens longitudinal ». « Six policiers nationaux » étaient présents à cet endroit et ont été « les premiers intervenants face au camion meurtrier », ajoute le ministre. Ce dernier « confirme donc que l’accès à la zone piétonne de la Prom’Party sur la Promenade des Anglais était sécurisé par une barrage de la police nationale ».

Mercredi dernier, le Premier ministre Manuel Valls a affirmé devant les députés que le dispositif de sécurité avait été « concerté, consenti et validé » par la mairie. « Un arrêté du 11 juillet signé par le directeur général adjoint de la ville (…) réglementait la circulation sur la Promenade des Anglais et ses abords, car c’est une responsabilité du maire, de la police municipale », a-t-il assuré. Mais Christian Estrosi et Philippe Pradal, qui lui a succédé comme maire de Nice, ont dénoncé un « nouveau mensonge », affirmant que « les réunions dont le Premier ministre s’est fait l’écho sont des réunions préparatoires où la préfecture, qui pilote le dispositif de sécurité, réunit l’ensemble des services impliqués (…) et leur donne ses directives ». Jeudi, le ministre de l’Intérieur a répliqué que le dispositif de sécurité mis en place le 14 juillet concernant la police nationale était « conforme en tout point aux réunions préparatoires conduites entre la préfecture et la mairie » et « à leurs conclusions adoptées en commun ».

Source : Rtl.fr

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